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Activités humaines
Agriculture et environnement
La surface agricole utilisée (SAU) occupe en France près de 30 millions d’hectares, soit 54 % du territoire en 2004. L’agriculture conditionne donc amplement le cycle des ressources naturelles, la biodiversité et le paysage.
Les formes les plus intensives de l’agriculture peuvent altérer la qualité de la ressource en eau par un excès éventuel de fertilisants ou une utilisation mal appropriée de produits phytosanitaires. Certaines cultures comme le maïs ont des besoins en eau importants l'été et peuvent avoir une forte incidence sur l’état des réserves en eau.
Le sol joue un rôle fondamental dans la production agricole, car il sert de support et de réserves nutritives pour les plantes. Il constitue un compartiment filtre vis-à-vis de la migration de substances polluantes vers les nappes d'eau souterraines ou les rivières. Les principales préoccupations pour les sols agricoles sont l’érosion, la diminution des taux de matière organique et la contamination par des produits phytosanitaires persistants.
Dans l'air, l'agriculture est à l'origine d'émissions de protoxyde d’azote, de méthane et d’ammoniac notamment. Le protoxyde d’azote est émis principalement dans les sols hydromorphes. Le méthane est produit par la fermentation des aliments dans le tube digestif des ruminants. Ces deux gaz comptent pour environ 20 % des émissions totales de gaz à effet de serre en France. L’ammoniac provient essentiellement du stockage et de l’épandage des effluents d’élevage et participe à l’acidité des dépôts atmosphériques.
L’impact de l'agriculture sur la biodiversité recouvre deux aspects : celui des plantes cultivées et espèces animales élevées, et celui de la faune et de la flore sauvages. Des programmes de conservation permettent de maintenir les races animales en voie de disparition. Le remembrement s’opère aujourd'hui avec plus de précautions que par le passé : la superficie des haies est restée pratiquement constante entre 1993 et 2003. Mais les rotations culturales se sont fortement réduites au cours des vingt dernières années. L’élevage extensif peut jouer un rôle favorable au maintien d’une certaine biodiversité, en particulier en zone de montagne ou dans les zones humides, car il permet le développement d’une flore spécifique.




