Accueil > Données essentielles> Air> Pollution acide
Air
Pollution acide
La pollution acide désigne les retombées au sol de composés acidifiants sous l'effet des vents et des précipitations. Elle a été mise en évidence depuis le milieu du XIXe siècle par l’acidification des lacs scandinaves et canadiens. Les oxydes de soufre et d’azote ainsi que l’ammoniac sont en cause dans cette pollution qui peut toucher des zones très éloignées des sources d’émission.
Le dioxyde de soufre est émis principalement par la combustion énergétique et industrielle. Les oxydes d'azote sont issus du transport routier et dans une moindre mesure de la production industrielle. L'ammoniac a pour origine principale l'agriculture. D’autres polluants, comme l’acide chlorhydrique, participent également à l’acidification mais n’interviennent que marginalement du fait de leur faible niveau d’émission comparé aux autres substances.
La pollution acide modifie les équilibres chimiques des milieux naturels (cours d’eau, lacs, sols). L’acidification des eaux provoque des atteintes à la faune et la flore aquatiques. L’acidification des sols entraîne leur appauvrissement en minéraux (calcium, potassium, magnésium) nécessaires à la nutrition des végétaux.
L’acidification de l’eau augmente les risques d’intoxication par l’aluminium (contamination des eaux de source) et par le plomb (corrosion des canalisations).
Méthodologie : |
Dans le cadre du programme de surveillance de la pollution de l’air à longue distance (EMEP) de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (CEE-ONU), la France gère un dispositif comprenant dix stations de mesures des retombées acides. Trois autres sites, également déployés par Météo-France dans le cadre d’un programme de l’Organisation météorologique mondiale sur la pollution atmosphérique (GAW), participent à cette surveillance. |




